
Jacques Attali: une icône mondialiste
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La crise, et après ? « Nous sommes à l’aube d’une dépression planétaire, la plus grave depuis quatre-vingt ans ». Le constat établi par Jacques Attali est clair, sans appel, cette première crise financière de l’ère de la mondialisation ne sera pas sans conséquences sur notre avenir. Mais encore faut-il comprendre d’où vient cette crise et vers quel monde elle nous emmène ? (...) Quelles remises en cause indispensables s’imposent ? Boursorama a le plaisir de recevoir Jacques Attali à l’occasion de la publication de son dernier ouvrage « La crise, et après ? » (éd. Fayard). A vos questions.
Et avant? Un de nos visionnaires nationaux n'aurait il rien vu venir?? Dans son récent livre "Une brève histoire de l'avenir" -le récit des 50 prochaine années- il ne semble pas que les 10 prochaines ressemblent à celles des années 30 après la crise de 1929. J'avais plutôt compris que notre village global d'individus "nomades" (c'est plus branché qu'appatrides) feraient face à beaucoup de défis (la liste type café du commerce est très complète et n'oublie pas le réchauffement climatique) mais finirait peut être par triompher dans un grand progrès d'une humanité connectée et globalisée.
On est loin des hommes de bonne volonté ici, mais plutôt chez un spin doctor du pouvoir qui préparait il y a peu de nouvelles mesures de libéralisation de France qui n'avait pas encore assez intégré la logique du marché.
Quel parcours! Penseur de la gauche en 1981, n'y a t il pas meilleure incarnation de totale conversion de la gauche "moderne" au libéralisme idéologique et global. C'est bien cette triple association de mots dont résulte le processus détonnant que ce monsieur vient doctement commenter aujourdh'ui. Pris séparément, ils peuvent avoir des aspects positifs (même l'idéologie qui mobilise et fédère parfois positivement).
Mais ici, on a bien le cocktail classique des chiens de garde du système qui essaie de justifie les "ajustements" sociaux de l'occident par le "développement" (parfois réel et rarement harmonieux) du reste du Monde et qui profite à une classe de CSP+. Le fait nouveau (depuis la disparition des réseaux de noblesse en Europe), c'est la tendance croissante de cette nouvelle classe de managers internationaux à se sentir plus solidaire avec ses semblables dans d'autres pays qu'avec ses concitoyens.
Y a t il "trahison des élites"??