vendredi 26 juin 2009

Enfin la relance du pouvoir d'achat

Qui a dit que les banques ne donnaient pas le bon exemple!!!!
Et moi et moi et moi???

Le 24/06/2009 à 10:33
Pour compenser la baisse des bonus, Citigroup augmente les salaires de 50%
Les banquiers sont-ils incorrigibles ? Citigroup devrait augmenter les salaires fixes de ses employés jusqu'à 50%, pour compenser la réduction drastique des bonus suite à la crise financière. La banque américaine veut ainsi retenir ses employés, alors que plusieurs établissements financiers, comme Morgan Stanley et UBS, ont déjà pris des mesures pour doper la rémunération de leurs cadres, explique Bloomberg.
La hausse de salaires devrait principalement viser les traders et les banquiers d'affaires, dont la rémunération est la plus dépendante des bonus. Les primes distribuées par les établissements financiers de Wall Street seraient tombées à 18,4 milliards dollars en 2008, après avoir atteint 32,9 milliards l'année précédente. Un banquier perçoit en moyenne un salaire fixe compris entre 80.000 et 300.000 dollars par an, tandis que leur prime peut atteindre plusieurs millions de dollars, selon un consultant cité par Bloomberg.
La question des bonus est un sujet sensible depuis l'effondrement des marchés financiers. Merrill Lynch a suscité l'ire de Barack Obama après avoir payé 3,6 milliards de dollars de bonus à ses employés, quelques mois seulement après son rachat par Bank of America qui lui a permis d'éviter la faillite.

Vu sur Agoravox: Notre belle Europe

La droite immunisée contre son propre venin – Europe 2009
P.Jorion qui prédit la crise des surprimes, augure une seconde onde de choc dans l’économie planétaire. De bien plus grande ampleur que celle qui a débuté à l’automne 2008. Le scrutin n’a que faire des cassandres. Frappé d’hébétude, le citoyen préfère l’immédiat, le prodigieux, le succulent. Sidéré par le Spectacle, il oublie les mauvais génies de la dérégulation. Aux miracles des élections, la droite européenne fait bombance.
La droite a gagné. Celle qui dérégule qui privatise. Elle disposait de la majorité, elle progresse encore. L’ancien maoïste converti à l’antiétatisme J.M.Barroso va pouvoir briguer un nouveau mandat de président de la commission européenne. Le dispositif se met en place pour perdurer. Recroquevillés, presque contrits par les conséquences de leurs actes, les libéraux attendent sagement que l’orage passe. Ils entonnent en cœur le refrain de la protection étatique. Sur l’échiquier européen, l’opération est menée de main de maître. A la clef, cinq nouvelles années de pouvoirs. Contrairement à la gauche, le (méta)programme d’accaparement du pouvoir fait partie intégrante des projets libéraux. Rien n’est laissé au hasard, lobbies à Bruxelles, mass médias prévenants, stratégies politiques de concentration aboutissent à une coupe réglée de l’espace politique. C’est stratégiquement parfait. Ils abandonnent à l’opposition le choix d’alliances contre nature, d’éparpillements ou de votes défouloirs. La victoire peut survenir, un épiphénomène, un accident ou un affreux malentendu. Pour les néo conservateurs, cela permet de voir loin. Peut-être, jusqu’à la fin de la crise. Les hostilités pourront alors reprendre sans retenue et à visage découvert.
Étrangement, les chantres de la responsabilité s’y soustraient dès qu’il faut passer devant les électeurs. Sur le plan national ou international, depuis trois décennies la droite déploie son discours libéral et organise les privatisations et le démantèlement du service public. Aux vues des différents scrutins, il faut moins d’une année pour en oublier trente.
De son côté, la gauche paie comptant ses reniements. Sanction après sanctions, défaites après défaites, elle boit jusqu’à la lie ses années de pouvoirs truffées de promesses. Son ralliement aux thèses libérales ne lui est pas pardonné. Dans l’euphorie des années frics, toute tentative d’interventionnisme fut stérilisée par un discours patronal et spéculatif. Cédant au “enrichissez-vous”, ils ont oublié que le jeu à somme positive distillé par les nouveaux “intellectuels marchéisés” n’est qu’imaginaire fantaisiste. La crise de solvabilité prophétisée par P.Jorion est là. Aveuglante, pour le prouver. Pour une pauvre gauche décatie, 30 années de purgatoire seront nécessaires pour oublier les trahisons.
P.Jorion annonce paisiblement que l’Europe n’a pas encore vu l’ampleur des dégâts, alors que la deuxième vague de la crise de crédit des banques n’a pas encore éclaté. Contrairement aux affabulations de D.Strauss-Khan, C.Lagarde ou F.Fillon, la reprise n’est pas pour 2010, mais plutôt pour 2020. Mais qu’importe, les chantres de la concurrence, de la liberté et du marché restent fidèles à leurs préceptes d’autoréalisation. C’est un immense exploit que de faire passer l’idée de moralisation du capitalisme après un tel échec. D’autant plus marquant que les responsables du naufrage sont plébiscités sur des promesses de continence et de protection. La droite a réussi à s’immuniser à son propre venin. La gauche y succombe immanquablement.
Souvent raillés pour le vide et l’archaïsme de leurs propositions, les partis sociaux se contentent aujourd’hui d’un rôle figuratif lors des élections. Ils existent juste assez pour être considérés grands perdants. Sur le plan programmatique, la droite n’a souvent pas mieux à proposer. Qui se souviendra de la vision européenne de R.Dati ?
Par contre, certains se souviendront des prédictions de P.Jorion. Certains se souviendront de ses propositions radicales contre la spéculation sur les prix, l’instauration d’un G192. À la martingale du pouvoir politique et économique, les solutions salvatrices sont méthodiquement écartées au profit du jeu des potentats.
Vogelsong

jeudi 25 juin 2009

Un témoigne d'un citoyen américain

Le second test (après un premier plutôt raté) de l'alignement politique réel d'Obama

L'assurance maladie aux Etats-Unis, un cauchemar
Par Armelle Vincent Journaliste 24/06/2009



Le 1er août prochain, l'assurance maladie qui couvre ma famille depuis environ dix-sept ans expire. J'ai donc entamé les démarches nécessaires pour garder la même organisation de soins, Kaiser Permanente, mais cette fois en tant que personne privée. Car jusqu'à présent, j'avais la chance de bénéficier d'un « group coverage », c'est-à-dire d'une couverture collective fournie par l'employeur de mon ex-mari. Tout ça est assez compliqué mais je vais tenter d'expliquer, le plus clairement possible et par la lorgnette de ma propre expérience, comment fonctionne le système de santé américain et à quel point et quelle vitesse il peut devenir effrayant.
Pendant des années donc, j'ai été membre de Kaiser Permanente, compagnie d'assurance/organisation de soins à but non lucratif, via l'entreprise pour laquelle travaillait mon mari. Perdre un jour mon assurance médicale ne faisait pas partie de mes préoccupations. En effet, il est illégal pour une compagnie d'assurance santé de rejeter un individu dont la « candidature » est soumise par un employeur, quels que soient son état de santé et ses antécédents médicaux. La raison pour laquelle des millions d'Américains choisissent un job plutôt qu'un autre est d'ailleurs malheureusement souvent liée au type d'assurance maladie offerte par l'entreprise, pas à l'intérêt intrinsèque de l'emploi.
En cas de divorce ou de licenciement, on peut garder la même assurance pour une durée variant entre 18 et 36 mois, via un régime de santé appelé Cobra, à condition toutefois de prendre en charge la totalité du coût mensuel, généralement plutôt élevé.
Bref, en août 2006, je me suis retrouvée dans la situation de souscrire à Cobra. J'ai eu la chance d'avoir un rab de trois ans de sécurité, enfin si l'on veut, vu le montant de la facture (une femme avec trois enfants égale 531 dollars/mois, soit 377 euros, auxquels il convient d'ajouter 15 dollars par visite médicale, 100 dollars pour un passage aux urgences, 10 dollars par médicament, etc). Mais au moins, j'étais tranquille car tant que j'avais Cobra, Kaiser ne pouvait pas se débarasser de nous. Alors qu'à partir du 1er août, je serai livrée à moi-même. C'est là que les choses se compliquent.
Le cauchemar commence lorsqu'on essaie de souscrire à une assurance maladie individuelle sans le soutien d'une entreprise ou d'un syndicat.
Piéger les candidats pour ne pas les assurer
Ça fait dix-sept ans environ que je suis assurée par Kaiser Permanente, pourtant, j'ai dû remplir un long questionnaire sur l'historique de mon état de santé, comme si Kaiser n'en connaissait pas déjà tous les détails. Au bout de quelques pages, je m'arrachais les cheveux et je fulminais. Les mêmes questions revenaient sous différentes formes.
L'astuce est connue : elles sont formulées ainsi pour vous induire en erreur et vous inciter à répondre une chose, puis son contraire avec les meilleures intentions. Si vous êtes un jour frappé par une grave maladie bien coûteuse, votre compagnie d'assurance peut reprendre votre dossier, l'examiner à la loupe et vous accuser d'avoir menti. Elle a alors la parfaite excuse pour vous expulser.
Les cas de ce genre sont nombreux. Vous avez oublié de déclarer une candidose ou une mauvaise grippe pendant votre adolescence ? A dégager. Vous buvez trop de vin, avez subi une intervention chirurgicale, avez un peu de diabète ou de cholestérol, oubliez. Si vous n'avez pas la chance d'avoir un employeur, vous risquez fort de ne plus jamais pouvoir être couvert. Je connais un homme dont le fils de 19 ans a récemment été opéré d'un truc bénin. Il vient d'être informé que son fils ne sera plus jamais assuré individuellement.
Passons maintenant aux primes. Scandaleuses ! Il y a quelques années, Kaiser était l'une des dernières HMO (Health Maintenance Organization) à offrir, en gros, une seule option pour tous les individus. Moyennant une mensualité fluctuant selon le nombre de membres de votre famille, vous aviez droit à une couverture santé très complète et satisfaisante. Ce n'est plus le cas. Kaiser offre désormais une dizaine d'options entre lesquelles il est extrêmement difficile de naviguer.
Après m'être décidée pour l'option à 616 dollars par mois, à première vue la plus intéressante pour ma famille, je me suis finalement rendu compte que pour ce tarif, j'avais une clause de franchise de 7000 dollars/an (c'est-à-dire que je devrais débourser cette somme chaque année avant de commencer à être couverte), et qu'après ça, les hospitalisations me coûteraient 500 dollars par jour, que les médicaments ne seraient pas couverts du tout et que je devrais payer 50 dollars par visite chez le médecin. Autant dire qu'à moins d'un événement catastrophique, les 616 dollars mensuels ne serviraient strictement à rien. Je vous passe les détails des autres plans. Il n'y en a pas un pour relever l'autre.
Aux Etats-Unis, les problèmes de santé ont contribué à 62,1% des banqueroutes individuelles
J'en suis arrivée à la conclusion qu'il serait peut-être plus économique de ne pas souscrire à une assurance maladie, sauf qu'il est toujours possible d'avoir un accident et de se retrouver complètement sur la paille. Mais là encore, être assuré ne garantit rien. D'après un article récent du American Journal of Medecine, en 2007, les problèmes de santé ont contribué à 62,1% des banqueroutes individuelles. 77,9% de ces victimes étaient au départ assurées ! Les assureurs ne couvrent en effet presque jamais la totalité des dépenses de soins. Et dans certains cas, devoir payer 10% du coût d'un traitement peut vous précipiter dans un abîme financier.
De toutes les HMO que j'ai considérés, Kaiser Permanente est, de loin, la meilleure. Je n'ai jamais eu à m'en plaindre. C'est pour ça que je voulais la garder.
Il y a deux systèmes de santé aux Etats-Unis : les HMO et les PPO (Preferred Provider Organization). Avec les premières, vous payez moins, mais vous ne pouvez consulter que les professionnels de la santé affiliés à votre HMO. Le choix est donc réduit. Avec les secondes, il est plus étendu : vous consultez qui vous voulez, mais votre facture mensuelle est bien plus salée.
C'est ce système effarant qu'Obama veut réformer. Afin que tout le monde, sans exception, puisse bénéficier d'une assurance maladie. Actuellement, près de 48 millions d'Américains en sont dénués. Mais les Républicains crient au socialisme. Quelle horreur ! Si la réforme du système présentée par Obama était votée par le Congrès, nous courrions le risque d'être couverts par l'Etat, ce qui serait évidemment pire que de ne pas être couverts du tout, comme chacun sait.
Les Républicains argumentent également qu'avec un système de santé publique, les Américains n'auraient plus la possibilité de choisir leurs médecins et leurs soins, comme s'ils l'avaient déjà ! De plus, la réforme prévoit la cohabitation des deux systèmes, public et privé. Mais comme le premier sera beaucoup moins coûteux que le second, ce dernier craint de perdre sa clientèle. Qu'il est en train de perdre de toutes manières. De moins en moins d'Américains peuvent se permettre d'acheter leur propre assurance maladie. D'autres font le calcul que ça ne sert à rien.

mercredi 24 juin 2009

Onfray: le Nietszche du Viagra

Onfray: le Nietzsche du Viagra!!

à écouter si vous en avez le courage:

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22731


Quelle triste modernité prétentieuse, étroite (tout par le cul) et finalement inculte (je ne me fatigue pas à relever les contre vérités, la mauvaise foi déviante de ces propos). Ce n'est pas parce que l'église a eu de très grands tords au cours du temps que ce type de soixante huitard frustré de ne pas assez baiser doit se faire applaudir en faisant étalage de nausée anti chrétienne. Typique d'une pensée faussement libérée et qui fait effectivement le jeu des maîtres libéraux "hédonistes" de notre temps. Plutôt que jetter bébé vace l'eau du bain, protégeons nous de ces pseudo libérateurs.

mardi 23 juin 2009

L'homme version 2.0

Une lecture à conseiller pour ceux qui lisent l'anglais: The Singularity is Near de Ray Kurzweil ou l'exposé de ce qui attend l'homme quand sa propre technologie le dépassera.

Trois raisons de lire ce livre:
1/ Un exposé scientifique sur le potentiel croisé des nanotechnologies, de la génétique et de la robotique pour cloner non seulement le corps mais l'esprit (copie/sauvegarde de la mémoire) et atteindre une sorte d'immortalité. Bien plus encore, comment tout cela permettrait à l'homme de dépasser ses propres capacité "biologiques" pour étendre ses "pouvoirs" et passer à un autre stade d'évolution.

2/ La thèse que ces anticipations même osées pour de la SF, devraient survenir dans les 20 à 40 prochaines années! Une démonstration des cycles d'évolution de l'homme qui ne sont pas linéaires mais exponentiels soutient cette thèse.

3/ La réaction euphorique de l'auteur à ces anticipations qui pourrait faire réfléchir quelques hommes de bonne volonté sur la forme d'éthique et les fondamentaux philosophiques d'une partie des scientifiques

Si tout cela est vrai, l'apocalyspse technologique est pour très bientôt.