Une citation de Péguy.
Grand figure des chrétiens patriotes de gauche si lointain des "progressistes" du nivellement mondialisés d'aujourd'hui.
L'homo economicus moderne est un jouisseur individualiste. Mais ce qui le caractérise le plus c'est au fond la petitesse de ses objectifs. Etonnant pour une population sans dieu ni maître qui utilise des penseurs "néo nietszchiens" pour combler un vide moral trop apparant, d'être au fond assez proche des "petites gens" que méprisait ce penseur d'un monde sans dieux.
Voir sur Péguy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_P%C3%A9guy
jeudi 6 mars 2008
Marc Bloch: N'oublions pas les héros

Culture, courage, honneur et justice. Un intellectuel qui a fait les deux guerres, un juif patriote qui honore la France. Un destin qui donne encore de l'espoir dans l'homme. Lisez "L'étrange défaite", l'analyse de Marc Bloch de la défaite française en 1940 alors même que la guerre n'était pas terminée.
Marc Bloch, né le 6 juillet 1886 à Lyon (Rhône) et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), est un historien français et un membre de la Résistance.
Liens Wikipedia
1 Biographie
2 Anecdotes
3 Bibliographie
4 Références et notes
5 Voir aussi
5.1 Ouvrages sur Marc Bloch
5.2 Liens externes
Biographie
Issu d'une famille juive alsacienne, Marc Bloch était le fils de Gustave Bloch, professeur d'histoire antique à l'université de Lyon, lui-même fils d'un directeur d'école. Il fait des études secondaires brillantes à Paris, au lycée Louis-le-Grand puis entre à l'École normale supérieure en 1904. Il est reçu à l'agrégation d'histoire et de géographie en 1908. Il sait sortir du milieu universitaire parisien puisqu'il suit de 1908 à 1909 les cours des facultés de Berlin avant d'être pensionnaire à la Fondation Thiers (1909-1912).
Professeur de lycée (Montpellier puis Amiens) quand éclate la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme sergent d'infanterie. Chef de section, il termine le conflit avec le grade de capitaine, dans les services de renseignement. Marc Bloch est cité quatre fois à l'ordre de l'armée et reçoit la croix de guerre.
En 1919 il épouse Simone Vidal, fille d'un polytechnicien dont la famille, depuis le XVIIIe siècle, était enracinée dans le Comtat Venaissin et en Alsace, qui lui donne six enfants. La même année, il soutient une thèse de doctorat allégée, au propos déjà neuf, sur l'affranchissement des populations rurales de l'Ile-de-France au Moyen-Age : Rois et Serfs (1920). Peu avant, Bloch avait été nommé professeur à la faculté de Strasbourg, nouvellement française, où ses qualités professorales et sa rigueur méthodologique représentent alors une vitrine prestigieuse pour l'université française. Il y rejoint des enseignants de premier ordre comme Lucien Febvre, André Piganiol, avec qui il noue des liens fructueux.
Bloch publie en 1924 son œuvre magistrale, Les Rois thaumaturges, où il expérimente avec audace une méthode comparatiste empruntée aux maîtres de linguistique (il parle lui même une dizaine de langues). En 1931, son ouvrage le plus maîtrisé, Les Caractères originaux de l'histoire rurale française, innove une fois encore car il présente une interdisciplinarité peu courante à cette époque (botanique, démographie, etc.) pour mieux comprendre l'évolution des structures agraires de l'Occident médiéval et moderne. En 1928, Marc Bloch introduit sa candidature au Collège de France et propose d'enseigner une « histoire comparée des sociétés européennes ». Malheureusement ce projet échoue. Il retentera sa chance en 1934-1935, mais avec le même résultat.
Bloch participe en 1929, avec le « groupe strasbourgeois » dont Lucien Febvre, à la fondation des Annales d’histoire économique et sociale dont le titre est déjà en lui-même une rupture avec « l’histoire historisante », triomphante en France depuis l'école positiviste. Bloch y publie jusqu'à la guerre d'importants articles mais surtout de brillantes notes de lecture dont l'impact méthodologique s'est fait encore sentir après sa mort et jusqu'à aujourd'hui.
Succédant à Henri Hauser à la Sorbonne en 1936 (chaire d'histoire économique), la guerre le surprend à la plénitude de sa carrière et de ses recherches. Mobilisé, il voit de très près le naufrage de la IIIe République. Bloch tirera de cet événement majeur, qui a bouleversé sa vie, un livre posthume, essai d'histoire immédiate, L’Étrange défaite (publié en 1946), qui reste un témoignage lucide et pénétrant sur les insuffisances des élites qui sombrent en mai 1940. Malgré son âge, il a 53 ans, une polyarthrite invalidante et une famille nombreuse, il a demandé à combattre, se déclarant lui-même « le plus vieux capitaine de l’armée française ». Affecté au service des essences, il refuse de suivre les cours de l’École de guerre, ce qui lui interdit toute future promotion.
Après la Campagne de France, exclu de la fonction publique comme juif par le gouvernement de Vichy en octobre 1940, il y est rétabli pour services exceptionnels par le ministre Jérôme Carcopino, ancien élève de son père, et nommé à la Faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. Il y continue ses recherches dans des conditions de vie très difficiles et en proie aux pires inquiétudes. Du fait de la santé de sa femme, il demande et obtient une mutation à Montpellier en 1941.
C'est dans la maison qu'il possédait au hameau de Fougères, commune du Bourg-d'Hem (Creuse) qu'il rédigea son témoignage sur les causes de la défaite française en 1940 : L'étrange défaite.
Il entre dans la clandestinité à la fin de 1942 quand les Allemands envahissent la zone libre. Réfugié dans la Creuse, Bloch rédige alors, sans documents et dans des conditions difficiles, son Apologie pour l'histoire ou métier d'historien (publié en 1949 par les soins de Lucien Febvre), dans lequel il résume avec brio les exigences singulières du métier d'historien.
En 1943, après l'invasion de la zone Sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les MUR (Mouvements unis de la Résistance). Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, et meurt fusillé le 16 juin. Il se serait écroulé en s'écriant : « Vive la France ! » Par la suite, ses cendres ont été rapportées dans le cimetière du Bourg-d'Hem.
Marc Bloch, moins polémique que son aîné Lucien Febvre, rejoint cependant celui-ci par la rigueur de ses analyses et sa volonté d'ouvrir le champ de l'histoire aux autres disciplines scientifiques. De plus, sa contribution à l‘histoire médiévale, par la variété de ses sources et la rigueur de son analyse, reste encore aujourd'hui largement utilisée par les chercheurs.
À l'instar de ses collègues de l’École des Annales, Marc Bloch suggère de ne pas utiliser exclusivement les documents écrits et de recourir à d’autres matériaux, artistiques, archéologiques, numismatiques… Plus qu’aucun autre responsable des Annales, il s’oriente vers l’analyse des faits économiques. Également partisan d’une unicité des sciences de l’homme, il cherchera un recours permanent à la méthode comparative, favorisera la pluridisciplinarité et le travail collectif chez les historiens.
mercredi 5 mars 2008
Qui sont les hommes de bonne volonté?
Le débat ne fait que commencer. Qui peut d'ailleurs être sur de mériter ce titre? En tous cas pas celui qui le mérite car la vraie modestie est peut être une des caractéristiques de cette population. Méfions nous de ceux qui sont trop convaincus d'être les porteurs du bien et de la vérité et qui ne doutent jamais.
Au delà de cette simple capacité de recul, je voterais pour la tolérance et la justice comme valeurs "principales".
La tolérance, ce n'est pas l'hystérie relativiste moderne. C'est plutôt la capacité de voir qu'une certaine humanité rassemble toujours plus que des catégories ne séparent. Affirmer et même juger ces catégories n'empêche pas d'être tolérant et de se transporter dans l'autre. En revanche c'est plutôt le déni des différences et le "tout se vaut" qui est une pseudo tolérance et une sorte d'autisme relationel.
La justice est aussi une valeur cardinale des hommes de bonnes volonté. La justice comme transcendance. Y a t il une justice commune et universelle? Non dirons certains, adeptes de la "tolérance" des "cultures" et du "respect des différences". Beaucoup préfèrerons cette position prudente de non assistance à personnes en danger mais qui ne prête pas le flanc à la critique sur le vilain "ethnocentrisme moraliste des judéo-chrétiens". Oui, dirons les hommes de bonne volonté qui dépasseront leur droit écrit et leur interêts particulier au nom de quelque chose qu'ils croient que tout le monde partage.
Au delà de cette simple capacité de recul, je voterais pour la tolérance et la justice comme valeurs "principales".
La tolérance, ce n'est pas l'hystérie relativiste moderne. C'est plutôt la capacité de voir qu'une certaine humanité rassemble toujours plus que des catégories ne séparent. Affirmer et même juger ces catégories n'empêche pas d'être tolérant et de se transporter dans l'autre. En revanche c'est plutôt le déni des différences et le "tout se vaut" qui est une pseudo tolérance et une sorte d'autisme relationel.
La justice est aussi une valeur cardinale des hommes de bonnes volonté. La justice comme transcendance. Y a t il une justice commune et universelle? Non dirons certains, adeptes de la "tolérance" des "cultures" et du "respect des différences". Beaucoup préfèrerons cette position prudente de non assistance à personnes en danger mais qui ne prête pas le flanc à la critique sur le vilain "ethnocentrisme moraliste des judéo-chrétiens". Oui, dirons les hommes de bonne volonté qui dépasseront leur droit écrit et leur interêts particulier au nom de quelque chose qu'ils croient que tout le monde partage.
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