mardi 21 juillet 2009

L'agriculture du centre?

Un article qui dénonce la montée aux extrêmes dans nos assiettes:

Dénonçons le « bio » et appelons à une agriculture « raisonnée »
Sur le stand fruits et légumes d’un super marché, je regardais l’autre jour, au fond d’un emballage à moitié vide de ses fruits, une minuscule étiquette : « produit issu de l’agriculture raisonnée » ; plus loin, un étalage entièrement dédié à l’agriculture biologique, avec sa banderole publicitaire sur laquelle figurait, en grosses lettres : « produits bios », contrastait par son insolence. D’un coté donc un système de production osant à peine se déclarer, de l’autre un système de production en pleine euphorie ayant le fort soutien des médias, des écologistes et souvent par ignorance la préférence des consommateurs.
Il faut dénoncer d’abord quelques idées reçues concernant l’agriculture bio. Elle est un peu le retour à l’agriculture empirique qu’ont connu nos grands parents. En ces temps là il n’y avait pas d’engrais, les fumures se limitaient au fumier de la ferme (lorsque celle-ci possédait des animaux). Les traitements antiparasitaires, qui commençaient à se révéler indispensables, utilisaient des éléments chimiques simples : cuivre, soufre ; des produits de la panoplie des désinfectants ménagers : savon, eau de javel ; des extraits de végétaux : nicotine. Les rendements étaient faibles et quelquefois nuls. Faut-il rappeler les famines qui ont ravagé certains pays d’Europe au moment de l’épidémie de mildiou de la pomme de terre. Les produits de la terre étaient-ils alors plus sains ? Pas toujours, car contaminés par certains champignons, ils pouvaient-être toxiques. Etaient-ils meilleurs ? Oui sans doute car, du fait de leur croissance lente, plus riches en matière sèche ; mais ils étaient plus souvent véreux et de mauvaise conservation. Tous ces problèmes, les producteurs bios les retrouvent ; ils doivent abandonner ainsi certaines cultures trop fragiles et leurs rendements sont souvent très faibles. Une telle agriculture est coûteuse et ne peut nourrir beaucoup de monde. C’est une agriculture de pays riches. A cette agriculture d’autrefois, les médias opposent (voir notamment le documentaire « home ») une agriculture industrielle : celle où l’élevage est conduit en batteries de plusieurs milliers de bêtes, où la récolte des céréales met en jeu d’énormes moissonneuses batteuses travaillant en ligne sur des exploitations gigantesques, où les serres dans lesquelles se cultivent des légumes couvrent des régions entières. Là, en effet, la démesure est à son paroxysme : démesure dans l’utilisation des engrais, des produits anti parasitaires, de l’eau. Cette agriculture industrielle polluante exploite les connaissances scientifiques dans le seul but d’obtenir en masse un produit homogène qui satisfait les centrales d’achat des grandes surfaces ou les industries de transformation. C’est une agriculture de profit. Il faut dire qu’à sa décharge, elle permet au consommateur d’acheter des produits bon marché, elle a aussi contribué à réduire la faim dans le monde. Il existe une troisième voie « l’agriculture raisonnée ». Qui a inventé ce concept ? Il est vrai qu’il s’impose à celui qui veut nourrir le monde mais aussi préserver l’environnement. En quoi consiste-t-il ? Il s’agit de produire en utilisant le maximum de connaissances scientifiques pour éviter les erreurs, ne pas gaspiller les intrants, éviter les pollutions et préserver l’environnement. Celui qui fait de l’agriculture raisonnée, utilise les engrais minéraux car le système racinaire d’une plante n’absorbe pour sa nutrition que des sels en solution dans l’eau. Mais ces engrais seront apportés au bon moment, quand la demande de la plante est forte, en tenant compte de ses besoins pour éviter les pertes polluantes. Il utilise aussi des pesticides modernes qui sont souvent plus efficaces et à faible persistance sur la plante et dans le sol. Il traitera les premiers foyers du parasite avant qu’il ne se développe en épidémie. Il utilisera les prédateurs du parasite lorsque cela est possible et surtout il se servira des variétés résistantes obtenues par les chercheurs. Il prendra soin de la terre qui lui a été confiée en lui gardant sa fertilité, en la protégeant de l’érosion, en y maintenant des espaces où la vie naturelle peut se maintenir. Il faudrait aussi établir une charte de cette agriculture et, comme il se fait pour l’agriculture bio, la soumettre à des contrôles.

jeudi 16 juillet 2009

C'est le Figaro qui le dit

Merci!!! une Police raciste ça favorise bien la fragmentation de la société et la haine. Prolétaires craingnez vous les uns les autres, ça nous préservera du changement.


La police française pratique largement le délit de faciès



Pour la première fois, une étude scientifique montre l'ampleur de la discrimination dans les contrôles de police en fonction de l'apparence physique.

« Des contrôles de police injustifiés et discriminatoires ». Ces accusations à l'encontre des forces de l'ordre sont des griefs récurrents de la part des citoyens d'origine étrangère. Pour la première fois une étude du CNRS, publiée mardi, prouve la réalité et l'ampleur du phénomène. En moyenne, les «Arabes» (les personnes originaires d'Afrique du Nord, selon la définition du rapport) et les «Noirs» (les individus originaires d'Afrique et des Antilles) ont respectivement 7,8 fois et 6 fois plus de risques d'être contrôlés que des Blancs, démontrent les travaux de Fabien Jobard et René Lévy. Une même inégalité a été observée en ce qui concerne les fouilles : les Noirs ont été fouillés à l'issue de 9,9% des contrôles d'identité, les Arabes 12,4%, alors que les Blancs ont été inspectés 3,1 % du temps.
Ces résultats découlent de l'analyse de 525 contrôles d'identité effectués entre octobre 2007 et mai 2008 aux abords et dans la gare du Nord et la station de RER Chatelet-les Halles. Pour recueillir méthodologiquement des données sur ces contrôles, les chercheurs ont d'abord cherché à définir leur «population témoin». Des enquêteurs ont observé les caractéristiques des populations fréquentant le secteur des Halles et de la Gare du Nord. Ensuite ils ont analysé le profil des personnes, parmi ce public, qui se faisaient contrôler. Les enquêteurs ont observé discrètement les contrôles, inscrivant notamment le sexe, l'apparence physique et la tenue vestimentaire de celles-ci. Lorsque les policiers avaient terminé leur travail, ces «guetteurs» ont demandé aux personnes contrôlées de répondre à un questionnaire sur les conditions de leurs inspections.
«Les contrôles d'identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l'apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu'ils sont, ou paraissent être», souligne le rapport, qui a été financé par la fondation du milliardaire américain Georges Soros, l'Open society Justice Initiative. Conséquence de cette prépondérance de l'apparence physique, les contrôles d'identité sont non seulement influencés par le type physique des personnes interrogées mais aussi par leur style vestimentaire. Les personnes, surtout des jeunes, affichant des tenues «hip-hop,» «tecktonic,» «punk» ou «gothique», constituent 10% de la population française mais représentent 47% des individus contrôlés par les forces de l'ordre.
«Le profilage racial réduit l'efficacité de la police»
Sans surprise, les jeunes sont surreprésentés dans les contrôles en raison de leur tenue mais aussi parce que, rappelle le rapport, «les jeunes forment la population qui participe la plus activement aux activités délinquantes de voie publique». Par exemple à la station RER de la Gare du Nord, un jeune a 7.9 fois plus de risque de se faire inspecter qu'un adulte. Enfin, le rapport s'étonne que les policiers ciblent plutôt les passants sans bagage que ceux équipés de sacs à dos, alors que ces sacs pourraient receler des explosifs ou des armes dangereuses.
Cette propension des policiers à viser les jeunes appartenant aux minorités sensibles est dangereuse et inefficace, préviennent Fabien Jobard et René Lévy. «Le profilage racial réduit l'efficacité de la police, qui dépend profondément de la coopération du public pour obtenir le signalement des infractions et des témoignages. Le contrôle au faciès peut aussi entraîner des conflits entre la police et les groupes visés, et un niveau accru de violence comme en témoignent les épisodes émeutiers récents», écrivent-ils.
Des contrôles répétés basés sur l'apparence et non le comportement permettent-ils une meilleure prévention de la délinquance ? Rien ne le garantit. «Le fait que l'on ait laissé repartir 78% des personnes contrôlées, sans qu'il y ait apparemment besoin de les emmener au poste conduit à s'interroger sur l'efficacité des contrôles dans la détection des infractions», pointent les chercheurs. Ces contrôles au faciès violent aussi la législation française, qui garantit l'égalité de tous indépendamment de l'origine ethnique, raciale ou nationale, remarquent Fabien Jobard et René Lévy.

Radicalisation dans les banlieux

Les loups de l'extrémisme religieux font bien le jeu du système qui se fera un plaisir de nous protéger de près. Le principe féodal c'est vieux comme le monde.

En attendant, le droit à la différence se développe près de Lyon:

Dans cette ville de la banlieue lyonnaise, le port du voile intégral se développe sur les visages féminins en même temps que s'ancre le rigorisme religieux.

«Vénissieux, c'est le pays de la burqa !», s'esclaffe Mourad, 19 ans, tandis que passe un couple : lui, barbe et petit calot ; elle, toute en noir «ensevelie». Dans les allées du vaste marché de la cité des Minguettes, elles ne sont qu'une poignée, ce jour-là, à porter le voile intégral. Un mot d'ordre est passé pour qu'elles se fassent discrètes. Les religieux essaient d'éteindre le feu. «D'habitude, on en voit une trentaine», raconte Corinne, qui vend des légumes. Au total, dans cette banlieue de 60 000 habitants mitoyenne de Lyon, elles seraient «plus d'une centaine», selon le maire communiste André Gérin. Une des concentrations les plus importantes de France. «La burqa est la pointe de l'iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes femmes sont sous surveillance. L'islamisme nous menace réellement», explique l'élu, comme pour justifier le séisme qu'il a provoqué en réclamant une commission d'enquête parlementaire. Un pavé, un testament aussi. Après vingt-cinq ans de règne sur une ville autrefois érigée autour des industries de la région, le maire a décidé de passer la main avant la fin de son mandat. C'était la semaine dernière. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur «l'intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d'autres régions de France».

Incidents quotidiens aux guichets de la mairie

L'islam est probablement la première religion à Vénissieux, où plus de la moitié de la population est d'origine étrangère, principalement maghrébine selon Gérin. Et la plupart des salles de prières incrustées en bas des tours sont salafistes. Chaque jour, s'y diffuse un islam rigoriste. Près de la mosquée Essalem, bungalow enchâssé dans les bâtiments HLM, des adolescents commentent. «Une femme ne peut pas être près d'un homme sans que Sheitan (satan) ne rôde», dit un garçon. Son frère accompagne son épouse «partout». Dans la rue, les femmes portant le niqab - voile noir intégral - circulent presque sans choquer. Beaucoup les connaissent. Elles ont grandi dans le quartier. Elles ne se heurtent aux règles de la République qu'aux guichets de la mairie. «Les incidents sont quotidiens», se lamente Hélène Mexis. Responsable de toutes les formalités administratives à Vénissieux, elle est en première ligne. Pour le renouvellement de la carte d'identité ou du passeport, la photo tête nue entraîne de violentes protestations : «Ils nous accusent de racisme, nous menacent de représailles.» Certaines femmes refusent finalement de se découvrir. Elles restent sans pièce d'identité. Mais c'est à l'occasion du dépôt des dossiers de mariage que les agents sont confrontés «à des hommes qui, bien souvent, monopolisent la parole et refusent que leur future compagne ne se découvre». Or les textes sont clairs : les fonctionnaires doivent vérifier l'identité des futurs conjoints et mener l'entretien à visage découvert pour mieux cerner si l'union n'est ni contrainte ni feinte. Enfin, la célébration doit se dérouler tête nue. De quoi crisper les obsédés de la règle islamique, des immigrées, mais surtout des «Françaises, souvent jeunes et d'origine maghrébine, ainsi que des converties, comme les maris», précise Hélène Mexis. Sans oublier les sans-papiers, car certaines unions sont arrangées par des gourous religieux entre les deux rives de la Méditerranée.
Les enfants de ces couples sont, pour certains, scolarisés dans les écoles de la ville. Chaque directeur gère ses «mères en burqa». «J'en ai deux, je reconnais l'une à ses yeux que je distingue à travers la fente et l'autre à sa silhouette», assure la responsable de la maternelle Jean-Moulin. «La mienne se découvrait dans la classe quand on parlait de sa fille», se souvient une institutrice de l'école Léo-Lagrange, qui apparemment ne veut exclure personne. «Vous savez, on a aussi des parents ivres. On fait avec. Ce qui compte, c'est l'élève», ajoute-t-elle. Des fillettes à la féminité en sursis. Dans la cour, l'institutrice les entend souvent évoquer ces «jupes et dos nus qu'elles ne mettront bientôt plus. Elles ont une conscience aiguë de leur condition». Partout, la pression religieuse s'accroît et prend dans ses filets des enfants toujours plus jeunes. Directrice de l'école primaire Charles-Perrault depuis treize ans, Patricia Truong a vu les voiles fleurir. Presque la moitié des mères vont tête couverte tandis que les djellabas uniformisent les silhouettes. Les femmes sous burqa restent rares et Patricia Truong exige qu'elles se dévoilent pour vérifier leur identité avant de remettre un enfant. Mais «la question religieuse dépasse la burqa et s'avère très prégnante à l'école maternelle et élémentaire», s'inquiète-t-elle. Certains petits font le ramadan qui n'est pourtant pas prescrit aux enfants. «J'appelle systématiquement les parents pour expliquer que le jeûne est incompatible avec les activités scolaires», dit-elle. Beaucoup d'élèves boudent la cantine pour des raisons religieuses. La mairie a refusé la viande hallal, mais propose du poisson deux jours par semaine. «Les élèves sont beaucoup plus nombreux ces jours-là», confirme Bernard Curtet, directeur de l'école élémentaire Jean-Moulin. Jeudi, il y avait exceptionnellement du porc, mais les trois quarts des inscrits ont demandé le menu de substitution à l'école Charles-Perrault. Même ainsi, «on a des enfants en maternelle qui refusent de manger des carottes, car elles n'ont pas été égorgées !», raconte Patricia Truong. En primaire, le cours de biologie sur la reproduction est parfois contesté. «L'obscurantisme progresse», constate-t-elle.

Une contre-offensive municipale tardive

C'est pourtant de Vénissieux que partit «La Marche des Beurs» en 1983. Après une bavure, quelques fils d'immigrés mettent le cap vers la capitale pour enrayer la violence, et clamer leur désir d'être «des Français à part entière». À l'arrivée, ils sont 100 000 venus dire à la société française, autant qu'à leurs parents, qu'ils vont rester en France, qu'ils veulent s'intégrer, qu'ils réclament l'égalité. La gauche fraîchement arrivée au pouvoir donnera la carte de séjour de dix ans aux immigrés. L'égalité attendra. L'amertume gagne, l'islam aussi. Des prêcheurs sillonnent les banlieues dans le Rhône. Mais c'est à Vénissieux que se tient le premier congrès de l'Union des jeunes musulmans (UJM) en 1992. Inspirés par les Frères musulmans Tariq et Ramadan, les leaders relisent les injustices sociales à l'aune du mépris racial, du rejet de l'islam. Des animateurs, des éducateurs, des médiateurs, des professeurs de sport sortent de la pépinière UJM et relaient depuis ces années ce message. Dans les années 1990, des hommes vérifient parfois les cabas des ménagères pour traquer le jambon. On refuse des femmes aux enterrements. Il faudra l'expulsion de l'imam salafiste Bouziane, en 2002, pour déclencher la contre-offensive municipale. Deux projets de mosquée hors des caves sont en cours. Les relations avec les communautés musulmanes traditionnelles ont été renforcées. Sans stopper l'expansion des salafistes à ce jour.

«Apporter une réponse religieuse à ces dérives»

Partout en France, le nombre de femmes «ninja» suit une courbe «exponentielle», selon l'imam de Guyancourt (Yvelines), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. À Trappes, aux Mureaux, à Mantes, Argenteuil, Stains, Nanterre, Sartrouville, mais aussi Puteaux, Grigny, Évry ou encore Longjumeau et, désormais, dans des zones plus rurales. «Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient Abdelali Mamoun. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l'Occident, ils crachent sur les koufars, les infidèles, mais profitent de tous les avantages sociaux de la France. Sans s'installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane.» Une position que partage Mustapha Ghouila, président de l'Association nationale des élus de banlieue, qui a grandi à Vénissieux : «On ne peut pas tourner le dos à la France, à ses traditions, en provoquant ainsi en burqa.»
Si le front antiburqa est large, certains ne voudraient pas «qu'un voile, même intégral, masque le fléau du chômage et la précarité». Parmi les Français de confession musulmane, beaucoup «sentent même une forme de solidarité avec celles qui portent le niqab, explique Azzedine Gaci, président du Conseil régional du culte musulman du Rhône, non pour défendre leur tenue, mais par réflexe identitaire.» Parmi la jeunesse, toutefois, subsiste une relative indifférence devant ces voiles qui ont recouvert tant de têtes. Un «chacun fait ce qui lui plaît», version islamique, que résume Nizar : «Si la femme veut burquer, elle burque. Si elle ne veut pas, elle ne burque pas !» Des mots et un ton légers en décalage avec l'inquiétude grandissante que manifestent des élus devant un phénomène difficile à maîtriser.

lundi 13 juillet 2009

Un bon finky

En clip sur France Inter

http://www.lepost.fr/article/2009/07/13/1617997_alain-finkielkraut-sur-la-burqa.html

Une jeune fille de 18 ans vend sa virginité sur Internet... 10.000€

Voyeurisme et matérialisme sont deux mamelles du "libéralisme" des corps
Ce qui étonnant en creux c'est qu'on ne considère même pas que le monsieur pourrait avoir le moindre problème à effectuer cette "transaction". A quand la cotation des droits de l'homme?


Alina Percea est une jeune Roumaine de 18 ans qui a dernièrement mis en vente sur Internet… sa virginité.Une vente aux enchères afin de payer ses études, précise la demoiselle.Et c’est ainsi qu’elle a posté dernièrement une annonce sur un site Internet allemand, certificat médical à l’appui.Et c’est ainsi qu’un italien de 45 ans a offert le prix le plus élevé pour la virginité d’Alina.
Cet homme d’affaire de Bologne a ainsi proposé 10.000 euros.La jeune Roumaine espérait monnayer sa virginité pour 70.000 euros.Comme quoi la crise touche tous les domaines…Le « gagnant » a donc fait venir la demoiselle à Venise.Puis après une visite touristique de la ville, le couple s’est retrouvé dans un hôtel de luxe.Alina Percea a donc raconté cette rencontre dans un tabloïd britannique « The Daily Mail »:
«Il avait l'air bien plus jeune. Il a été charmant. J'étais nerveuse. Nous nous sommes embrassés et nous avons couché ensemble. J'étais attiré par lui et ai pris du plaisir».
Reste maintenant à savoir si cette histoire est authentique où si c’est seulement un superbe coup de pub pour cette jeune Roumaine qui prépare (déjà!) un livre sur la vente de sa virginité…
(Sources: 20Minutes, Daily Mail)

No futur??

Mon salon a été saccagé à cause de Facebook

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TÉMOIGNAGE - Les jeunes qui utilisent les réseaux sociaux pour lancer des invitations sont parfois confrontés à des casseurs qu'ils ne connaissent pas et qui viennent, pour se distraire, dévaster leur maison. Une forme de délinquance qui commence à inquiéter.

Cela s'appelle une opération «Pélican» et peut ravager un appartement en quelques minutes. Au départ, votre adolescent envisage une petite fête à la maison. Il fête le bac par exemple et s'en ouvre sur son profil Facebook. Comme s'il ne parlait qu'à ses amis. L'information circule, est récupérée par des connaissances malveillantes, qui à leur tour la diffusent à une liste de petits casseurs des beaux quartiers.
Le soir venu, ces «faux amis» débarquent parfois à 80, comme cela s'est récemment passé à Boulogne, où une mère de famille a vu sa maison dévastée par ces squatteurs en mal d'émotion.
La fête dégénère très vite
Sofia, 16 ans, elle, a échappé de peu à ce bizutage. Avertie de l'arrivée de ces «casseurs», elle a alerté la police. Ces amis de lycée malveillants n'ont pu qu'enjamber la clôture de son pavillon, le temps d'être immortalisés par les caméras de surveillance. Sa mère, prévenue à son retour de week-end, décide de porter plainte. «Ma fille ne voulait pas, elle craignait de se froisser avec les autres élèves, elle avait peur des représailles. Mais c'est inadmissible. Je suis donc allée au commissariat pour éviter qu'un jour un drame ne se produise», explique-t-elle. Les adolescents, entendus par la police, assurent qu'ils voulaient «blaguer». Ils ont néanmoins violé un domicile, ce qui constitue un délit, mais ne leur vaudra pas de sanction. La préfecture de police de Paris connaît ces opérations même si elles génèrent pour l'instant peu de plaintes.
«Les gens n'osent pas accuser des jeunes qui fréquentent le même lycée que leurs enfants.» Alors ces mauvaises farces se poursuivent. Au cours des derniers mois, les opérations Pélican se sont multipliées avec parfois des groupes aux rôles bien étudiés, l'un s'attaque au parquet, l'autre aux lustres, ou encore aux vitres. La casse a un attrait bien particulier, semble-t-il, celui de nourrir une fois filmée un site Internet, un blog, un Facebook. «C'est la génération Google» , résume le psychanalyste Serge Tisseron.«Ce qui compte, c'est le trafic que génère une vidéo sur son site.» Pour augmenter sa visibilité, rien de tel qu'une mauvaise action. «La provocation a ses spectateurs. Or il faut être vu, peu importe pour quelle raison.»
Avant d'être à son tour victime, Sofia s'était, elle aussi, amusée de voir sur un Facebook une table s'effondrer, un lustre se décrocher… «On ne réalise pas que c'est grave.» Pour le réveillon, Louis-Marie, 16 ans, avait l'autorisation d'inviter une vingtaine de copains dans l'appartement familial pour terminer l'année «en beauté». Il décide d'activer son profil sur Facebook, le réseau social qui fait fureur, afin de prévenir quelques amis de l'événement : «C'était plus pratique que de tous leur téléphoner», dit-il. Mais très vite, l'information se répand sur le site Internet. De «profil à profil», les jeunes «copient-collent» l'invitation, et mettent chacun leur réseau au courant de la «petite» soirée.
Le soir venu, la fête dégénère très vite. Les 20 invités attendus deviennent cinquante, tous accompagnés d'une bouteille d'alcool : «Vers 21 heures, une quinzaine de personnes sont arrivées d'un coup devant ma porte. Je ne voulais pas les laisser entrer, mais je ne contrôlais déjà plus rien», raconte-t-il. Le 96 m² familial est déjà largement occupé par une bande d'adeptes du binge drinking, non seulement venus profiter de la soirée pour boire mais aussi pour fumer du cannabis et «mettre un peu d'ambiance» dans le quartier.

McDonald's va déménager son siège européen de Londres en Suisse

Hé oui, même les anglais seraient de sales socialos étatistes qui démotivent les vrais entreprises!!
moralité: ça ne sera jamais assez. Verra t on un jour des super paradis fiscaux où on paye avec un impôt négatif les entreprises pour venir? Certains Etats à fiscalité nulle et subventions cachées ne doivent pas en être loin. Allez encore un petit coup.

La chaîne américaine de restauration rapide McDonald's va déménager son siège en Europe de Londres en Suisse où il bénéficiera d'un régime fiscal plus avantageux, a affirmé lundi le Financial Times (FT).
Selon le quotidien financier britannique, qui précise que le nouveau siège du groupe en Europe devrait ouvrir à Genève dès l'automne, ce déménagement était planifié depuis presque un an et n'était pas initialement motivé par les récentes modifications du régime fiscal britannique.
Cette décision devrait cependant permettre à McDonald's d'échapper aux hausses d'impôts entrées en vigueur en juillet au Royaume-Uni, relève le journal.
"La gestion stratégique de nos droits de propriété intellectuelle essentiels, comme les licences de nos franchises en Europe, seront désormais gérées depuis la Suisse", a indiqué le groupe, dans une déclaration que rapporte le FT.
D'après le quotidien, la nouvelle loi fiscale britannique entraînerait pour McDonald's un doublement de ses impôts sur ces droits de propriété intellectuelle.
Début mai, l'éditeur et organisateur de salons britannique Informa avait annoncé s'expatrier en Suisse et y devenir résident fiscal afin d'échapper aux nouvelles mesures d'imposition.
Plusieurs grands groupes américains, parmi le fabricant de produits de grande consommation Procter & Gamble, les géants internet Google et Yahoo, ou encore l'éditeur de jeux vidéos Electronic Arts, ont déjà déménagé des activités du Royaume-Uni en Suisse au cours des dernières années, rappelle le FT.

mardi 7 juillet 2009

Soral a son meilleur niveau

Malgré d'inévitables dérapages, ces propos restent les plus structurés parmi ceux produits par quelqu'un qui a souvent une analyse interessante mais que l'ego, une obsession sur Israel et de très mauvais calculs politiques éloignent des hommes de bonnes volonté.


Bernanos disait qu’on reconnaît une
civilisation au type d’homme qu’elle a formé. Quel type
d’homme une société comme la nôtre a-t-elle formé?
Alain Soral : Elle a formé l’employé de bureau salarié en pe -
tit costume cravate, à tendance homosexuelle, qui cherche
son plaisir (c’est le mot-clef), dominé par ses pulsions et qui,
en dernière instance, se prosterne devant les riches et les sionis
tes, car pour lui, ça représente tout ce qui le fascine parce
que ça lui est interdit: la domination éhontée.
Le bobo?
C’est la même chose. Le bobo, c’est quoi ? L’un
de ces salariés de la Nouvelle classe au service
du système libéral-libertaire : l’idéologie
du désir mise au service du Marché. Un jeune
arrogant aux cheveux longs, mais qui terminera
employé de bureau pulsionnel, dépressif,
un peu chauve et vaguement obèse. C’est
une affaire de temps, dix ans tout au plus.
Com me le loubard de banlieue qui s’identifie
à Scarface à quinze ans. Dix ans plus tard,
vous le retrouvez gardien de parking, cassé
par deux ou trois aller-retour en prison.
Ce qu’on aimerait comprendre, c’est comment a bien pu
se produire cette greffe du libéral et du libertaire ?
Le premier à avoir théorisé le libéralisme libertaire est Mi -
chel Clouscard, un marxiste dissident. Les libéraux-libertai -
res ont compris qu’il fallait mettre au service du Marché
l’idéologie du désir, celle dont les marcusiens avaient cru que
c’était une force révolutionnaire. Il y a donc eu un double travail
de destruction, d’une part à l’encontre du progressisme
authentique fondé sur la conscience du primat du travail, de
la production. D’autre part à l’encontre de la culture réactionnaire
qui assumait l’exploitation. Le propre de l’idéologie
libertaire, c’est d’escamoter le rôle du travail et le travailleur.
Couper le lien causal entre la production et la consommation,
qui fonde toute morale.
Ce qui a rendu possible ce monde-là, c’est le passage
d’un monde industriel à un monde postindustriel…

On en revient à l’extension du tertiaire et à la prolifération
des métiers qui ne sont plus directement productifs. Par sui -
te de la mondialisation et des délocalisations, on a aussi
moins vu d’ouvriers, de paysans sur le sol national… Cette
idéologie libérale libertaire a détruit le sérieux classique qui
entourait le travail, dans lequel j’inclus aussi le sérieux bourgeois
de l’entrepreneur, parce que derrière la violence sociale
de la bourgeoisie, on ne niait pas le travail, ni le travailleur,
on le tenait seulement en cage comme un animal dangereux.
C’est le grand bourgeois du XIXe siècle.
On dira ce qu’on voudra de lui, mais enfin…
C’était un entrepreneur, pas un spéculateur fi nancier, donc
aussi un travailleur – ce qui a été nié par le
« luttisme des classes » –, et cet autre travailleur
ne contestait pas l’existence du travailleur
prolétaire. Il voulait le dominer, le
con trôler de crainte qu’il ne renverse l’ordre
so cial. Le travail était alors au coeur du monde
bourgeois. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse.
L’idéologie libérale-libertaire aidant, il y a eu
une double négation, celle de l’entrepreneur
créateur de richesses et d’emplois, marginalisé
au profit du parasitisme pur de la finance, et
cel le du travailleur, nié au profit du communiquant.
L’idéologie du désir a chassé de la
représentation du monde la problématique du
travail, comme si on pouvait jouir de choses
qui ne seraient pas produites. En réalité, on
jouit toujours de l’autre à travers son travail, Lacan l’a très
bien dit. Une telle idéologie, destructrice du lien et du sens, a
abouti à la destruction du logos occidental, pour en arriver à
ce monde insensé et devenu incompréhensible à ses propres
clercs.
Il n’est pensable par personne…
Il n’est pas plus pensé que viable. Nous avons perdu le con -
trôle. Les clercs ne produisent plus ni analyse, ni critique.
Prenez un Bernanos. Il était au carrefour de la conscience
douloureuse catholique et bourgeoise : comment être chrétien
et bourgeois ? Le tourment de Mauriac ou de Bernanos
n’a plus aucun sens aujourd’hui pour les jeunes. Ils ne comprennent
pas pourquoi et par quoi ces hommes pouvaient
être tourmentés.
On les prend désormais pour des névropathes. L’éthique
est réduite à une question clinique…
N’avez-vous pas la nostalgie de l’éthique puritaine du
travail chère à Max Weber ?

Je ne suis pas protestant. Je n’éprouve pas de nostalgie pour
ce monde. Je pense simplement que le monde actuel est bien
plus déchu encore, ce qui ne veut pas dire que je veux revenir
à l’ancien. Je ne crois pas au possible retour en arrière.
L’histoire ne s’arrête pas. Pour autant, je pense que progressistes
et réactionnaires ont raison contre les libéraux (à ne
pas confondre avec les progressistes). Je rejoins en cela l’analyse
de Claude Karnoouh. S’il y a bien eu un point commun
entre le monde chrétien d’hier et la tentative
communiste, c’est le refus du libéralisme. L’un
lui est antérieur, l’autre postérieur. Mais il fallait
de part et d’autre échapper à la dictature
de l’argent et de la marchandise. Le monde
communiste reste à mon sens profondément
chrétien. Il essayait d’échapper à la logique
implacable du profit et à cette ignoble théorie
de la main invisible où les égoïsmes individuels
travail lent, soi-disant, à l’intérêt collectif
! La solution à mes yeux consisterait à
réconcilier progressistes et réactionnaires
con tre les libéraux. Ce qui ne semblera étrange
qu’à ceux qui se font de l’Histoire une
représentation binaire.
Peut-on dire du narcissisme qu’il n’est jamais que
l’aboutissement du projet libéral, à savoir cette main
invisible qui guiderait providentiellement les intérêts
tout autant que les ego… L’aboutissement du processus
de démocratisation: tous rois ?

De démocratisation, si on veut, mais pas au sens grec. La dé -
mocratie n’a pas été inventée en 1 789. La démocratie grec -
que – l’éthique par excellence – se situe à des années-lumière
de la démocratie libérale, qui a remplacé Dieu par la ban -
que, pour aboutir à ce narcissisme pulsionnel, névrotique,
pervers, qui menace de s’écrouler sur nous. Le problème, c’est
une fois que ce monde se sera écroulé sous le poids de ses
contradictions, comment ensuite relever l’Homme?

A propos d’écroulement, vous aviez sous-titré votre
Abécédaire de la bêtise ambiante : « Jusqu’où va-t-on
descendre ? »
On n’aurait donc pas fini de descendre ?
On arrive quand même assez près du fond! Une crise économique
majeure, des tensions internationales, une dislocation
du lien collectif… Autant de facteurs qui concourent au
chaos. Avec la fin du « nous », c’est le vivre en semble qui est
attaqué de toutes parts : chez les enfants, avec la délinquance
dès l’école. Au niveau de la solidarité collective avec le
triomphe de l’individualisme, au niveau géopolitique avec la
troisième guerre mondiale qui se profile… Sans oublier la
haine entre les sexes et entre les générations, avec le féminisme,
le jeunisme…
Cette société, à laquelle Kant promettait la paix perpétuelle,
va finir en une société de la haine. Relisez Marx, il
disait que le libéralisme amène fatalement à la guerre de tous
contre tous. Le libéralisme parfaitement accompli, c’est la
guerre ci vile généralisée.
Peut-on faire une lecture marxiste du narcissisme ? A
savoir que c’est le produit d’une classe dominante et
qu’en tant que tel, il ne fait que traduire un rapport de
classe ?
Non seulement on peut le faire, mais Clouscard l’a fait, Henri
Lefebvre aussi, Lucien Sève… Le moi-je, l’arrogance du moije,
traduit d’abord, avant de se massifier, une position de classe.
Une arrogance de classe fondée sur le mépris du producteur.
J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire à propos
du libéral-libertaire à la Cohn-Bendit, lequel
n’est rien d’autre qu’un bourgeois méprisant la
morale traditionnelle de sa classe sociale :
plus aucun devoir en termes de production,
mais tous les droits en matière de consommation.
C’est la position objective des libertaires
de 68. Tous enfants de la bourgeoisie, aspirant
à jouir de ce que leurs parents avaient accumulé
dans l’effort de l’après-guerre. Le fils à
papa qui flambe les économies paternelles,
qu’est-ce d’autre qu’un privilège de classe qui
se prend pour de la liberté ?
Ils veulent bien de l’héritage, mais pas du passif ?
C’est l’éternelle dialectique du père et du fils dans la bourgeoi
sie. Le père accumule de la richesse, sans en jouir. Le fils
à papa, qui, lui, veut jouir, s’avère incapable de faire perdurer
l’entreprise et la coule. C’est l’épopée Félix Potin. Telle est la
mo rale immanente de l’histoire de la bourgeoisie : en trois
générations, tout le capital est bouffé. Toute l’histoire du ro -
man bourgeois est là, avec de temps en temps un artiste, à
qui l’on pardonne.
Ainsi de Baudelaire, rentier dépressif qui convertit sa
ren te en génie poétique. Le même, moins le génie poétique,
donne Beigbeder, un parasite. On peut faire une généalogie
de l’écroulement de la figure du cadet de la bourgeoisie. On a
Baudelaire au stade génial, Boris Vian au stade intermédiaire
et Beig beder au stade nul. Même récapitulation avec
Houellebecq, qui est rapidement passé de la critique du libéralisme
à l’apologie du libertaire. De la sorte, il a pu séduire
les lectrices de Elle, vendre des millions d’exemplaires.
Moyennant quoi, il a rétrogradé de la figure de clerc, c’est-àdire
de conscience douloureuse de la bourgeoisie, à celle
d’animateur du process de consommation. Clouscard a théorisé
tout cela dès les années soixante-dix.

Un des malheurs de notre époque, c’est la disparition
des médiations, le père, le parti, la nation…

Il y a dans l’individualisme pulsionnel un déni et une destruction
hystérique de toutes les médiations. La prétention
d’être ex nihilo. Moi-je. Ce qui revient à n’aboyer plus que des
slogans, comme dans la pub, à ne plus recourir au raisonnement.
Littéralement, c’est se couper du sens. Ne pas compren
dre que s’inscrire dans le réel, c’est établir des médiations,
autrement dit : des liens causaux. Avec au-dessus l’idée
hégélienne que le vrai, c’est le tout…
Cela dénote un enfermement autistique…
C’est surtout un monde qui ne peut pas fonctionner longtemps.
Comme un moteur dont on séparerait les pièces, sous
prétexte de ne pas les user ! Dès lors que l’on ne comprend
plus la complémentarité des pièces d’un tout, une société,
com me un moteur, ne peut plus fonctionner. Ainsi de l’individualisme…
et de la logique libérale poussée à bout. Ça
don ne au final un consommateur enfermé dans sa bulle jusqu’à
l’asphyxie, l’éclatement…
Après moi le déluge…
Cela ne fait aucun doute, du moins pour le monde occidental.
Mais n’oublions pas les Chinois ! Ils ne sont pas au stade
narcissique où nous en sommes. Le monde
est en train de basculer géographiquement.
Céline le disait déjà en 1950… Pour la première
fois depuis 2 500 ans, les Occidentaux
ne détiennent plus la clef de l’avenir du
monde. Les contradictions libérales sont
devenues mortifères et nous n’avons plus, ni
la capacité critique et morale, ni l’énergie
pour les surmon ter. Nous sommes en train
de crever de notre faiblesse, com me un fumeur qui accepte
de se laisser mourir du cancer, parce qu’il sait n’avoir plus la
force en lui de lutter contre son addiction. Au mieux, nous
revendiquons l’esthétique de notre déchéance.
Et les femmes, l’une de vos spécialités ?
Vont-elles survivre aux hommes?

Il est évident que les femmes sont au coeur de l’instrumentalisation
libérale. Je le théorise en tant que penseur, mais les
libéraux le constatent en tant que marchands: les femmes
sont le meilleur agent du libéralisme, moins polarisées sur la
solidarité de classe, plus psychologisantes… Elles se sentent
plus à l’aise dans ce monde de la marchandise intégrale, du
désir, des pulsions… Le système l’a très bien compris, qui
leur a octroyé la parité… Vers la féminisation est l’une des
clefs de compréhension de notre monde. Le monde libéral se
survit, malgré ses contradictions suicidaires, en liquidant
l’hom me au sens classique et grec du terme, l’homme con s -
cient, en s’appuyant sur l’adolescent, la jeune fille, qui est
sans doute la figure la plus aboutie de la décrépitude libérale.
C’est le règne de la jeune fille bourgeoise de gauche qui
trô ne aujourd’hui à tous les postes dans les médias, de la
man nequin à l’intervieweuse politique. Quelle ironie ! C’est à
elle, qui, par tout son être, est la plus inapte à comprendre le
monde, qu’on confie le soin de l’analyse et du commentaire
journalistique ! Ce calcul pervers, fomenté par des hommes,
est aussi ce sommet de la misogynie sur lequel toutes les fé -
ministes se pâment !
Il faudrait peut-être ajouter un chapitre de plus à votre
livre, que vous pourriez appeler Vers l’infantilisation ?
Oui mais le bébé n’est qu’un consommateur. Et il lui faut,
pour consommer, l’incitation d’un animateur. Animateur qui
doit maîtriser les rudiments de la séduction. Notre monde
serait plutôt celui du maternage. Celui d’une jeune maman
séduisante qui s’adresserait à des bébés. Avec au-dessus,
caché, le père… Le mâle dominant de l’Oligarchie. Ces vieux
hommes riches, durs et stratèges, constituant la surclasse
dont parle Attali, et qui s’incarne totalement dans le sionisme
actuel. Un petit groupe s’estimant au-dessus des autres et
qui revendique, pour lui-même, tout ce qu’il interdit aux au -
tres : la virilité, la violence, la domination, au nom de la pureté
raciale !
Au fond, si l’on devait incarner le libéral libertaire, ce
serait une sorte d’union entre Cohn-Bendit et Attali…
Celui qui psalmodie le catéchisme pour bercer les gentils, et
ce lui qui pond le discours de contrôle et de domination. Car
l’idéologie nomade n’échappe pas non plus à sa
lecture de clas ses. Pour les classes dominées, la
sous-classe, le nomadisme consiste à être à la
totale disposition du Capital, dans le temps et
dans l’espace (le travailleur d’hier n’était corvéable
que dans le temps). Pour la classe dominante,
l’hyper-classe, c’est la liberté du détenteur
du Capital financier mondialisé d’être chez
lui partout et d’ordonner à tous, puisqu’il a les
moyens de tout acheter. Le nomade du haut, c’est BHL, le rentier
parasite qui a des pied-à-terre partout : à Paris, à New
York, à Marrakech, à Tel-Aviv… Le nomade du bas, c’est le
CDD, noir ou blanc, à qui Attali explique qu’il a désormais le
choix entre la délocalisation de son entreprise et le chômage,
ou d’aller travailler en Roumanie aux conditions salariales
d’un Roumain, le tout bien sûr dans le seul but de préserver
le niveau de rente de BHL…
Comment coexistent selon vous ces deux tendances, en
apparence contradictoires, du monde contemporain : le
communautarisme et le narcissisme ?

Elles ne sont pas contradictoires. Le « nous » communautaire
n’étant plus l’acceptation de l’autre propre au « nous » universaliste,
mais l’addition fermée de « je » identiques : un
narcissisme collectif. Dès lors que le narcissisme est le mo -
teur social, le collectif ne peut être qu’un « je » étendu, c’està-
dire des communautés narcissiques, fermées et rivales de
Juifs, de musulmans, de gays… etc ! Ce narcissisme collectif
emprunte beaucoup au mécanisme d’a bêtissement de la mo -
de, où chacun s’habille comme l’autre, et comme l’exige de lui
le Marché, pour affirmer sa différence ! Et j’ajouterai en con -
clusion que ce n’est pas un hasard si la bêtise de la mode
séduit en premier lieu les femmes et les jeunes ! ■

lundi 6 juillet 2009

Un bon mot de Rocard

Les Européens ont voté pour que la crise continue, par Michel Rocard
LE MONDE 06.07.09 13h28 • Mis à jour le 06.07.09 14h10

Il y a quelque chose d'étonnant dans l'état actuel du débat sur la situation économique. Chacun admet qu'il y a crise. Le débat porte sur le fait de savoir si on a "touché le fond" et s'organise autour de la date probable d'une éventuelle reprise, à l'automne ou en 2010. Après tout, pourquoi pas ? L'étonnant est le contenu : on nous présente des confrontations de pronostics d'experts sur les périodes, mais quasiment pas d'informations factuelles permettant de se faire une idée sur le fait de savoir si on est oui ou non en train de sortir de la crise.

Ce constat comporte quelques exceptions pour le champ de la finance et de la banque. Les faits sont patents : les banques dominantes se sont à peu près rétablies, on ne craint plus de faillite majeure dans ce secteur, la transmission de la banqueroute par contagion paraît, de l'avis général, arrêtée. La confiance interbancaire est donc en voie de rétablissement lent, ce qui est naturellement une des conditions de la reprise.
L'accord semble lui aussi acquis sur la raison majeure de ce résultat positif. Les puissances publiques, contrairement à la crise de 1929-1932 où leur sottise cumulative avait tout aggravé, ont là agi avec rapidité, convergence intellectuelle et considérable puissance. Si le contribuable ne paiera pas tout de cet effort, c'est tout de même lui qui, dans son infinie bienveillance, a fourni la garantie et assumera finalement une part significative de la charge. Il n'est pas apparent que cette issue pose à la profession bancaire un problème éthique considérable.
L'impression de fin des tensions et de redémarrage partiel de l'activité est si claire dans ce secteur que la profession bancaire, un peu partout, a entrepris d'actives campagnes pour éviter les contrôles envisagés, et conserver la possibilité de verser à ses dirigeants et à ses traders des rémunérations extravagantes. L'étrange atmosphère de sortie de crise, entretenue conjointement par les gouvernements, les banquiers et la presse, contribue grandement à minimiser l'importance des problèmes.
Ainsi la City a contribué à une offensive, ces semaines récentes, pour déstabiliser Gordon Brown, le premier ministre britannique, coupable de vouloir un peu trop nettement mettre de l'ordre dans le système. Et le président américain Barack Obama est visiblement aux prises avec ses banquiers et ses sénateurs sur le même sujet. Le débat est moins véhément en France et en Allemagne, mais il est de même nature.

LA PRÉCARISATION DU TRAVAIL
Il semble qu'au total on s'oriente vers une – légère ? – mise à distance des paradis fiscaux, vers des discours symboliques sur les rémunérations, et vers le statu quo, le maintien de l'existant en ce qui concerne les produits dérivés. Si c'est finalement le cas, on aura maintenu le système en préservant aussi ses lourds facteurs d'instabilité.
Le détonateur financier pourra sauter une nouvelle fois dans quelques années. Après tout, cela fait quelque vingt ans que le monde connaît une crise financière grave à peu près tous les cinq ans… De là à essayer de réduire le volume insensé de l'activité financière par rapport à celui de la production, de là à essayer d'entraver la cupidité collective qui a fait dériver l'essentiel de cette profession vers l'immoralité, il y a un pas que l'on se garde bien de franchir. Et on recommence.
Mais il n'est pas sûr que le plus grave soit là. Les économies développées sont à peu près toutes en récession en ce moment. Plus qu'une récession, qui peut être brève, c'est la situation du chômage qui justifie l'emploi généralisé du mot crise. Or dans ce domaine, les rythmes actuels d'augmentation du chômage sont effrayants – la France s'attend à repasser au-dessus des 10 % d'ici à un an, les Etats-Unis au-dessus de 8 % soit un quasi-doublement en trois ans – et les perspectives fort inquiétantes.
Et pourtant sur ce front, celui de l'affaiblissement de la consommation, l'élément majeur est moins le chômage que la précarisation du travail. A cet égard, toutes les économies développées atteignent depuis plus d'une quinzaine d'années des pourcentages de travailleurs précaires compris entre 15 % et 20 %. Les précaires consomment aussi peu qu'ils le peuvent. Partout, la crise récente a encore aggravé leur nombre.
Mais curieusement, statisticiens officiels et gouvernements sont fort discrets sur ce point. On suit mal la variation. Chacun sait cependant qu'aujourd'hui, en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, plus du quart de la population est soit en situation précaire, soit au chômage, soit pauvre. Un quart : 70 millions de personnes pour l'Europe, 40 à 50 pour les Etats-Unis, sans doute une trentaine pour le Japon, c'est évidemment massif pour le dynamisme de la consommation.
De fait, en une trentaine d'années, donc lentement, la part des salaires et des revenus de protection sociale dans les PIB respectifs a diminué d'entre 7 % à 10 %. Cet indicateur est contesté à cause de la faible lisibilité de la période de référence et des différences de mode de calcul ici ou là. Reste que la masse des chômeurs, des précaires et des pauvres est repérée, et qu'elle rend compte d'un sérieux tassement de la vitesse de croissance de la consommation.
On comprend mieux ainsi que, si le capitalisme développé a connu dans toute la triade (Amérique du Nord, Union européenne et Japon) une croissance moyenne de 4,5 % à 5 % l'an entre 1945 et 1970, il s'échine aujourd'hui (avant la crise) à essayer de retrouver 2,5 % à 3 % de croissance sans vraiment y parvenir.
Dans la mesure où l'indicateur de crise est le marché du travail, la crise, c'est d'abord cela. Cette situation rend compte de ce que le détonateur financier (hausse de prix des matières premières liées aux produits dérivés, puis subprimes, puis titrisations en partie frauduleuses, et chaîne de faillites) ait frappé des économies anémiées, donc sans résilience. De cette situation, personne ne parle et personne n'émet l'intention d'y porter remède. Or le fond de la crise est là.
En sortir n'est pas facile. Relancer exclusivement la consommation n'a guère de sens : on importerait davantage, notamment de Chine et d'Inde. C'est par l'investissement que le cycle vertueux doit être réamorcé, et surtout par l'investissement dans les énergies renouvelables, les techniques et produits bio. C'est ce démarrage qui pourra ensuite entraîner pouvoir d'achat et consommation vers la hausse.

Or l'investissement dans l'industrie, les services, et même l'agriculture et l'agroalimentaire, est gravement entravé pour deux raisons. Primo, toutes les entreprises importantes du monde développé ont vu en un ou deux ans leurs actifs financiers au bilan perdre une bonne moitié de leur valeur; le resserrement des fonds propres aux bilans étrangle évidemment les possibilités d'investissement. Secundo, le redressement relatif et précaire du monde bancaire s'accompagne tout aussi évidemment d'un resserrement draconien des conditions de crédit. On s'oblige à ne prêter qu'avec plus de prudence.
IL Y A DU SOUCI À SE FAIRE
Une "reprise économique" n'est donc guère probable à court-moyen terme. Les facteurs en sont absents. La sortie de crise suppose, après le redémarrage par l'investissement, de retrouver un mécanisme liant les salaires aux gains de productivité.Dans ces conditions le pronostic devient celui d'une stabilisation entre 5 % et 10 % en dessous du niveau de production atteint précédemment, puis d'une croissance à peu près nulle ou extrêmement lente pour les trois ou quatre prochaines années.
Cela veut dire mise à mal de la cohésion sociale, fragilité des gouvernements, montée du populisme. Si le détonateur financier – puisqu'on est en train de préserver le système bancaire y compris ses facteurs de déséquilibre – réexplose dans peu d'années, il frappera des économies encore plus fragiles et anémiées.
Il y a du souci à se faire, je suis désolé de ne pas savoir m'en cacher. En trente ans, c'est une révolution intracapitaliste qui s'est faite, et pour le pire. Le motif de ce changement majeur est tout simple : dans le monde bancaire, c'est une avidité démesurée, une orientation viscérale vers la recherche de la fortune, qui explique aussi bien l'extension vertigineuse des produits dérivés que les invraisemblables niveaux de rémunération, comme la tendance évidente à la tricherie et à l'immoralité à l'œuvre dans les subprimes et les titrisations de créances douteuses.
Dans l'économie réelle, c'est le durcissement de la pression actionnariale, quasi absente jusqu'en 1980, ensuite organisée par les fonds de pension, d'investissement ou d'arbitrage, puis renforcée par la prise de pouvoir ou la constitution de minorités de blocage par tous ces fonds dans toutes les entreprises contemporaines ou presque. On veut du gain en capital, quitte à broyer les logiques d'entreprise. Chacun se souvient de la folle référence aux 15 % de rendement financier exigés un temps par les fonds.
Le diagnostic est limpide : les classes moyennes supérieures des pays développés sont en train de renoncer à l'espoir d'arriver à l'aisance par le travail au profit de l'espoir de réaliser des gains en capital rapides et massifs, bref de faire fortune. Ce comportement sociologique est incompatible avec le bon fonctionnement et surtout la stabilité du système.
La social-démocratie internationale explique depuis un demi-siècle que les marchés ne sont pas auto-équilibrants, qu'il faut réguler économie et finance, et lutter fiscalement contre les inégalités. Les faits, et cette crise, lui donnent tragiquement raison. Elle vient pourtant de perdre partout les élections européennes, et cela massivement.
En votant partout conservateur, pour les forces qui nous ont amenés à la crise, les électeurs ont montré leur attachement au modèle du capitalisme financiarisé. L'espoir du gain boursier, de la fortune est devenu trop prégnant. Le résultat ne laisse guère espérer un traitement politique sérieux de l'anémie économique actuelle. Combien faudra-t-il de crises pour convaincre les peuples ? En tout cas, le mécanisme de leur répétition paraît enclenché.

vendredi 26 juin 2009

Enfin la relance du pouvoir d'achat

Qui a dit que les banques ne donnaient pas le bon exemple!!!!
Et moi et moi et moi???

Le 24/06/2009 à 10:33
Pour compenser la baisse des bonus, Citigroup augmente les salaires de 50%
Les banquiers sont-ils incorrigibles ? Citigroup devrait augmenter les salaires fixes de ses employés jusqu'à 50%, pour compenser la réduction drastique des bonus suite à la crise financière. La banque américaine veut ainsi retenir ses employés, alors que plusieurs établissements financiers, comme Morgan Stanley et UBS, ont déjà pris des mesures pour doper la rémunération de leurs cadres, explique Bloomberg.
La hausse de salaires devrait principalement viser les traders et les banquiers d'affaires, dont la rémunération est la plus dépendante des bonus. Les primes distribuées par les établissements financiers de Wall Street seraient tombées à 18,4 milliards dollars en 2008, après avoir atteint 32,9 milliards l'année précédente. Un banquier perçoit en moyenne un salaire fixe compris entre 80.000 et 300.000 dollars par an, tandis que leur prime peut atteindre plusieurs millions de dollars, selon un consultant cité par Bloomberg.
La question des bonus est un sujet sensible depuis l'effondrement des marchés financiers. Merrill Lynch a suscité l'ire de Barack Obama après avoir payé 3,6 milliards de dollars de bonus à ses employés, quelques mois seulement après son rachat par Bank of America qui lui a permis d'éviter la faillite.

Vu sur Agoravox: Notre belle Europe

La droite immunisée contre son propre venin – Europe 2009
P.Jorion qui prédit la crise des surprimes, augure une seconde onde de choc dans l’économie planétaire. De bien plus grande ampleur que celle qui a débuté à l’automne 2008. Le scrutin n’a que faire des cassandres. Frappé d’hébétude, le citoyen préfère l’immédiat, le prodigieux, le succulent. Sidéré par le Spectacle, il oublie les mauvais génies de la dérégulation. Aux miracles des élections, la droite européenne fait bombance.
La droite a gagné. Celle qui dérégule qui privatise. Elle disposait de la majorité, elle progresse encore. L’ancien maoïste converti à l’antiétatisme J.M.Barroso va pouvoir briguer un nouveau mandat de président de la commission européenne. Le dispositif se met en place pour perdurer. Recroquevillés, presque contrits par les conséquences de leurs actes, les libéraux attendent sagement que l’orage passe. Ils entonnent en cœur le refrain de la protection étatique. Sur l’échiquier européen, l’opération est menée de main de maître. A la clef, cinq nouvelles années de pouvoirs. Contrairement à la gauche, le (méta)programme d’accaparement du pouvoir fait partie intégrante des projets libéraux. Rien n’est laissé au hasard, lobbies à Bruxelles, mass médias prévenants, stratégies politiques de concentration aboutissent à une coupe réglée de l’espace politique. C’est stratégiquement parfait. Ils abandonnent à l’opposition le choix d’alliances contre nature, d’éparpillements ou de votes défouloirs. La victoire peut survenir, un épiphénomène, un accident ou un affreux malentendu. Pour les néo conservateurs, cela permet de voir loin. Peut-être, jusqu’à la fin de la crise. Les hostilités pourront alors reprendre sans retenue et à visage découvert.
Étrangement, les chantres de la responsabilité s’y soustraient dès qu’il faut passer devant les électeurs. Sur le plan national ou international, depuis trois décennies la droite déploie son discours libéral et organise les privatisations et le démantèlement du service public. Aux vues des différents scrutins, il faut moins d’une année pour en oublier trente.
De son côté, la gauche paie comptant ses reniements. Sanction après sanctions, défaites après défaites, elle boit jusqu’à la lie ses années de pouvoirs truffées de promesses. Son ralliement aux thèses libérales ne lui est pas pardonné. Dans l’euphorie des années frics, toute tentative d’interventionnisme fut stérilisée par un discours patronal et spéculatif. Cédant au “enrichissez-vous”, ils ont oublié que le jeu à somme positive distillé par les nouveaux “intellectuels marchéisés” n’est qu’imaginaire fantaisiste. La crise de solvabilité prophétisée par P.Jorion est là. Aveuglante, pour le prouver. Pour une pauvre gauche décatie, 30 années de purgatoire seront nécessaires pour oublier les trahisons.
P.Jorion annonce paisiblement que l’Europe n’a pas encore vu l’ampleur des dégâts, alors que la deuxième vague de la crise de crédit des banques n’a pas encore éclaté. Contrairement aux affabulations de D.Strauss-Khan, C.Lagarde ou F.Fillon, la reprise n’est pas pour 2010, mais plutôt pour 2020. Mais qu’importe, les chantres de la concurrence, de la liberté et du marché restent fidèles à leurs préceptes d’autoréalisation. C’est un immense exploit que de faire passer l’idée de moralisation du capitalisme après un tel échec. D’autant plus marquant que les responsables du naufrage sont plébiscités sur des promesses de continence et de protection. La droite a réussi à s’immuniser à son propre venin. La gauche y succombe immanquablement.
Souvent raillés pour le vide et l’archaïsme de leurs propositions, les partis sociaux se contentent aujourd’hui d’un rôle figuratif lors des élections. Ils existent juste assez pour être considérés grands perdants. Sur le plan programmatique, la droite n’a souvent pas mieux à proposer. Qui se souviendra de la vision européenne de R.Dati ?
Par contre, certains se souviendront des prédictions de P.Jorion. Certains se souviendront de ses propositions radicales contre la spéculation sur les prix, l’instauration d’un G192. À la martingale du pouvoir politique et économique, les solutions salvatrices sont méthodiquement écartées au profit du jeu des potentats.
Vogelsong

jeudi 25 juin 2009

Un témoigne d'un citoyen américain

Le second test (après un premier plutôt raté) de l'alignement politique réel d'Obama

L'assurance maladie aux Etats-Unis, un cauchemar
Par Armelle Vincent Journaliste 24/06/2009



Le 1er août prochain, l'assurance maladie qui couvre ma famille depuis environ dix-sept ans expire. J'ai donc entamé les démarches nécessaires pour garder la même organisation de soins, Kaiser Permanente, mais cette fois en tant que personne privée. Car jusqu'à présent, j'avais la chance de bénéficier d'un « group coverage », c'est-à-dire d'une couverture collective fournie par l'employeur de mon ex-mari. Tout ça est assez compliqué mais je vais tenter d'expliquer, le plus clairement possible et par la lorgnette de ma propre expérience, comment fonctionne le système de santé américain et à quel point et quelle vitesse il peut devenir effrayant.
Pendant des années donc, j'ai été membre de Kaiser Permanente, compagnie d'assurance/organisation de soins à but non lucratif, via l'entreprise pour laquelle travaillait mon mari. Perdre un jour mon assurance médicale ne faisait pas partie de mes préoccupations. En effet, il est illégal pour une compagnie d'assurance santé de rejeter un individu dont la « candidature » est soumise par un employeur, quels que soient son état de santé et ses antécédents médicaux. La raison pour laquelle des millions d'Américains choisissent un job plutôt qu'un autre est d'ailleurs malheureusement souvent liée au type d'assurance maladie offerte par l'entreprise, pas à l'intérêt intrinsèque de l'emploi.
En cas de divorce ou de licenciement, on peut garder la même assurance pour une durée variant entre 18 et 36 mois, via un régime de santé appelé Cobra, à condition toutefois de prendre en charge la totalité du coût mensuel, généralement plutôt élevé.
Bref, en août 2006, je me suis retrouvée dans la situation de souscrire à Cobra. J'ai eu la chance d'avoir un rab de trois ans de sécurité, enfin si l'on veut, vu le montant de la facture (une femme avec trois enfants égale 531 dollars/mois, soit 377 euros, auxquels il convient d'ajouter 15 dollars par visite médicale, 100 dollars pour un passage aux urgences, 10 dollars par médicament, etc). Mais au moins, j'étais tranquille car tant que j'avais Cobra, Kaiser ne pouvait pas se débarasser de nous. Alors qu'à partir du 1er août, je serai livrée à moi-même. C'est là que les choses se compliquent.
Le cauchemar commence lorsqu'on essaie de souscrire à une assurance maladie individuelle sans le soutien d'une entreprise ou d'un syndicat.
Piéger les candidats pour ne pas les assurer
Ça fait dix-sept ans environ que je suis assurée par Kaiser Permanente, pourtant, j'ai dû remplir un long questionnaire sur l'historique de mon état de santé, comme si Kaiser n'en connaissait pas déjà tous les détails. Au bout de quelques pages, je m'arrachais les cheveux et je fulminais. Les mêmes questions revenaient sous différentes formes.
L'astuce est connue : elles sont formulées ainsi pour vous induire en erreur et vous inciter à répondre une chose, puis son contraire avec les meilleures intentions. Si vous êtes un jour frappé par une grave maladie bien coûteuse, votre compagnie d'assurance peut reprendre votre dossier, l'examiner à la loupe et vous accuser d'avoir menti. Elle a alors la parfaite excuse pour vous expulser.
Les cas de ce genre sont nombreux. Vous avez oublié de déclarer une candidose ou une mauvaise grippe pendant votre adolescence ? A dégager. Vous buvez trop de vin, avez subi une intervention chirurgicale, avez un peu de diabète ou de cholestérol, oubliez. Si vous n'avez pas la chance d'avoir un employeur, vous risquez fort de ne plus jamais pouvoir être couvert. Je connais un homme dont le fils de 19 ans a récemment été opéré d'un truc bénin. Il vient d'être informé que son fils ne sera plus jamais assuré individuellement.
Passons maintenant aux primes. Scandaleuses ! Il y a quelques années, Kaiser était l'une des dernières HMO (Health Maintenance Organization) à offrir, en gros, une seule option pour tous les individus. Moyennant une mensualité fluctuant selon le nombre de membres de votre famille, vous aviez droit à une couverture santé très complète et satisfaisante. Ce n'est plus le cas. Kaiser offre désormais une dizaine d'options entre lesquelles il est extrêmement difficile de naviguer.
Après m'être décidée pour l'option à 616 dollars par mois, à première vue la plus intéressante pour ma famille, je me suis finalement rendu compte que pour ce tarif, j'avais une clause de franchise de 7000 dollars/an (c'est-à-dire que je devrais débourser cette somme chaque année avant de commencer à être couverte), et qu'après ça, les hospitalisations me coûteraient 500 dollars par jour, que les médicaments ne seraient pas couverts du tout et que je devrais payer 50 dollars par visite chez le médecin. Autant dire qu'à moins d'un événement catastrophique, les 616 dollars mensuels ne serviraient strictement à rien. Je vous passe les détails des autres plans. Il n'y en a pas un pour relever l'autre.
Aux Etats-Unis, les problèmes de santé ont contribué à 62,1% des banqueroutes individuelles
J'en suis arrivée à la conclusion qu'il serait peut-être plus économique de ne pas souscrire à une assurance maladie, sauf qu'il est toujours possible d'avoir un accident et de se retrouver complètement sur la paille. Mais là encore, être assuré ne garantit rien. D'après un article récent du American Journal of Medecine, en 2007, les problèmes de santé ont contribué à 62,1% des banqueroutes individuelles. 77,9% de ces victimes étaient au départ assurées ! Les assureurs ne couvrent en effet presque jamais la totalité des dépenses de soins. Et dans certains cas, devoir payer 10% du coût d'un traitement peut vous précipiter dans un abîme financier.
De toutes les HMO que j'ai considérés, Kaiser Permanente est, de loin, la meilleure. Je n'ai jamais eu à m'en plaindre. C'est pour ça que je voulais la garder.
Il y a deux systèmes de santé aux Etats-Unis : les HMO et les PPO (Preferred Provider Organization). Avec les premières, vous payez moins, mais vous ne pouvez consulter que les professionnels de la santé affiliés à votre HMO. Le choix est donc réduit. Avec les secondes, il est plus étendu : vous consultez qui vous voulez, mais votre facture mensuelle est bien plus salée.
C'est ce système effarant qu'Obama veut réformer. Afin que tout le monde, sans exception, puisse bénéficier d'une assurance maladie. Actuellement, près de 48 millions d'Américains en sont dénués. Mais les Républicains crient au socialisme. Quelle horreur ! Si la réforme du système présentée par Obama était votée par le Congrès, nous courrions le risque d'être couverts par l'Etat, ce qui serait évidemment pire que de ne pas être couverts du tout, comme chacun sait.
Les Républicains argumentent également qu'avec un système de santé publique, les Américains n'auraient plus la possibilité de choisir leurs médecins et leurs soins, comme s'ils l'avaient déjà ! De plus, la réforme prévoit la cohabitation des deux systèmes, public et privé. Mais comme le premier sera beaucoup moins coûteux que le second, ce dernier craint de perdre sa clientèle. Qu'il est en train de perdre de toutes manières. De moins en moins d'Américains peuvent se permettre d'acheter leur propre assurance maladie. D'autres font le calcul que ça ne sert à rien.

mercredi 24 juin 2009

Onfray: le Nietszche du Viagra

Onfray: le Nietzsche du Viagra!!

à écouter si vous en avez le courage:

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22731


Quelle triste modernité prétentieuse, étroite (tout par le cul) et finalement inculte (je ne me fatigue pas à relever les contre vérités, la mauvaise foi déviante de ces propos). Ce n'est pas parce que l'église a eu de très grands tords au cours du temps que ce type de soixante huitard frustré de ne pas assez baiser doit se faire applaudir en faisant étalage de nausée anti chrétienne. Typique d'une pensée faussement libérée et qui fait effectivement le jeu des maîtres libéraux "hédonistes" de notre temps. Plutôt que jetter bébé vace l'eau du bain, protégeons nous de ces pseudo libérateurs.

mardi 23 juin 2009

L'homme version 2.0

Une lecture à conseiller pour ceux qui lisent l'anglais: The Singularity is Near de Ray Kurzweil ou l'exposé de ce qui attend l'homme quand sa propre technologie le dépassera.

Trois raisons de lire ce livre:
1/ Un exposé scientifique sur le potentiel croisé des nanotechnologies, de la génétique et de la robotique pour cloner non seulement le corps mais l'esprit (copie/sauvegarde de la mémoire) et atteindre une sorte d'immortalité. Bien plus encore, comment tout cela permettrait à l'homme de dépasser ses propres capacité "biologiques" pour étendre ses "pouvoirs" et passer à un autre stade d'évolution.

2/ La thèse que ces anticipations même osées pour de la SF, devraient survenir dans les 20 à 40 prochaines années! Une démonstration des cycles d'évolution de l'homme qui ne sont pas linéaires mais exponentiels soutient cette thèse.

3/ La réaction euphorique de l'auteur à ces anticipations qui pourrait faire réfléchir quelques hommes de bonne volonté sur la forme d'éthique et les fondamentaux philosophiques d'une partie des scientifiques

Si tout cela est vrai, l'apocalyspse technologique est pour très bientôt.